Camille Vaast (marraine Continental) : "Mon parcours m'a permis d'apprendre bien plus que de la mécanique et de la physique."

Publié le 24 juin 2020

camille_vaast-continental_miniature.zoom.jpgLe parcours de Camille Vaast s'est construit au-delà de son diplôme d'ingénieure. Inspirez-vous de sa curiosité à aller plus loin que ce qu'offre la formation. Les expériences et rencontres réalisées grâce à son activité associative ou lors de ses séjours à l'étranger, lui ont permis d'en apprendre davantage sur elle et de s'ouvrir des portes. Aujourd'hui cheffe de projet industrialisation au sein de Continental dans le secteur automobile, son métier bien que situé à Toulouse lui permet de nombreux déplacements professionnels à l'international.

Elle interviendra lors du Live Elles bougent sur les carrières internationales le jeudi 2 juillet 2020.

Quel est votre métier et pouvez-vous nous décrire une journée-type ?

img_20190705_130614.zoom.jpgJe suis cheffe de projet industrialisation chez Continental à Toulouse. Le nom ne parle pas de lui-même, mais pour résumer, je suis en charge de la conception de lignes de production. Ces lignes servent à fabriquer des produits électroniques pour la voiture tels que les capteurs de pression pour les roues ou encore les chargeurs sans fil de console centrale. Nous vendons ces produits à divers constructeurs automobiles : Renault, Nissan, Honda, Mazda, PSA et bien d'autres… Dans plusieurs pays ! C'est pourquoi je suis amenée à voyager dans le monde entier : du Mexique à la Chine, en passant par la Corée et la Lituanie. Lorsque je ne suis pas en voyage, ma journée type est constituée essentiellement de réunions en ligne. Je commence par des points réguliers le matin avec mes collaborateurs asiatiques et l'après-midi avec ceux du continent américain, afin de prendre en compte les décalages horaires, sans oublier l'Europe. Nous revoyons ensemble la conception des lignes et le statut de celles en cours de construction pour être sûr de pouvoir livrer nos clients à temps.

Avez qui travaillez-vous ?

img_20180809_121109.zoom.jpgDans mon métier, je suis en relation avec plusieurs départements de mon entreprise. Tout d'abord avec la R&D (recherche et développement). Lorsque celle-ci développe un produit, je dois évaluer s'il peut être industrialisé, c'est-à-dire réalisé en production. Ensuite vient la partie commerciale : Les responsables commerciaux et les contrôleurs de gestion me demandent de chiffrer le coût des lignes pour pouvoir faire une proposition de prix aux clients. Enfin, je travaille en étroite collaboration avec le département de la qualité et les experts process pour être sûre que notre produit répond aux exigences des clients.

Comment avez-vous découvert votre voie ? Était-ce le secteur ou le métier qui vous a attirée ?

camille_mexique.medium.jpgJe suis arrivée à ce poste par une suite de rencontres et d'opportunités, j'ai saisi les occasions au fur et à mesure qu'elles se présentaient en fonction de mes aspirations, notamment géographiques et de ce qu'elles pouvaient m'apporter. Avant l'automobile, j'ai eu la chance d'avoir des expériences dans l'aéronautique ou encore le luxe. Ces milieux, très différents mais complémentaires, m'ont permis d'avoir une ouverture d'esprit quant aux métiers de la production dans des industries distinctes et des cultures variées grâce à mes expatriations de 1 an à Shanghai et 2 ans à Barcelone. Pour ce qui est de l'industrialisation, j'ai d'abord exercé en tant qu'ingénieure supply chain avant de m'orienter vers le manufacturing.

Avez-vous rencontré et surmonté des obstacles lors de votre parcours ?

Je ne pense pas avoir rencontré d'obstacles dans mon parcours. A part la première année en prépa qui a été un peu difficile pour moi, je me suis accrochée et tout s'est bien passé. Je pense que c'est avant tout un état d'esprit, il faut prendre les problèmes uns à uns, faire face et les voir comme des opportunités de grandir et d'apprendre.

Quel métier imaginiez-vous faire lorsque vous étiez en seconde ?

2019-03-06-19.08.16-1.zoom.jpgPour être honnête, je n'ai jamais su ce que je voulais faire. Je suis arrivée en école d'ingénieur car j'étais bonne dans les matières scientifiques et que qu'on me disait « qu'il ne faut pas se fermer de portes ». Finalement, je n'en ai fermé aucune mais surtout ouvertes plein d'autres. L'UTC (Université de technologie de Compiègne) m'a permis de me révéler en tant qu'adulte et femme. J'y ai appris, via les associations sportives et étudiantes, et les semestres à l'étranger, bien plus que de la mécanique et de la physique. J'y ai appris que l'Homme est et doit rester au cœur de toutes nos actions et décisions.

Avez-vous des conseils à donner aux jeunes filles qui veulent s'orienter dans cette filière ?

Foncez ! Il n'y a pas qu'une seule porte ou un seul pont pour arriver à ce métier. Beaucoup de filières d'apprentissages existent aujourd'hui. Du DUT au BTS, de la prépa générale à la prépa intégrée, vous trouverez forcément ce qui VOUS convient et c'est le plus important.

Camille Vaast nous fait l'honneur de participer au Live Elles bougent consacré aux carrières internationales qui se tiendra le jeudi 2 juillet 2020 à 17h30, via la plateforme Zoom. Partagez-nous les questions que vous souhaiterez lui poser et soyez au rendez-vous !

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